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http://www.rsf.org/article.php3?id_article=10572
Iran
9.06.2004
Journalist imprisoned for online articles
Reporters Without Borders called today for the
immediate release of Abbas Kakavand,
who was imprisoned on 7 June for allegedly disseminating "false news"
in articles he wrote for the website gooya.com since February after
leaving the conservative newspaper Ressalat. His articles criticised
corruption and the political payments received by many conservative leaders.
The organisation described the jailing of Kakavand as "flagrant evidence of
the systematic violation of press freedom in Iran," and pointed out that
"it came just a few days before talks on human rights are scheduled to get
under way between the Islamic Republic and the European Union".
"The EU has apparently not yet realised that the situation of free
_expression has got much worse since this so-called "constructive
dialogue" with Iran began more than three years ago", Reporters
Without Borders said.
"No journalist is protected from repression, not even those who have worked
for one of the most pro-government newspapers. Farsi-language websites, which
play a major role in disseminating news, are being monitored more and more
closely. The Islamic Republic continues to claim that it adheres to
international human rights standards, in which case it should therefore
immediately release the 13 journalists currently imprisoned in Iran,"
Reporters Without Borders said.
Charges were brought against Kakavand at a hearing of the Tehran criminal court
on 7 June. The court ordered his immediate imprisonment when he was unable to
pay bail of 100 million rials (about 11,600 euros). His articles criticising
political corruption had appeared in both reformist dailies and on gooya.com,
a very popular site which the authorities blocked along with other reformist
sites for several days before the February legislative elections.
He was first summoned by the judicial authorities on 3 April. On the day of his
7 June court hearing, gooya.com published an interview in which he
accused most of the conservative political leaders and members of the
overwhelmingly conservative parliament of "stealing from the tills of the
Imam Khomeini foundation" to finance their electoral campaigns. Hadad Adel,
the currently parliamentary speaker, was named.
The Iranian regime censors thousands of websites considered to be
"un-Islamic." It also harasses and jails online journalists. But the
Internet is flourishing in Iran, online political debates are impassioned and
weblogs are spreading fast.
On 22 June, Reporters Without Borders will bring out a report on the "The
Internet under Surveillance" which will detail the methods used by the
Iranian authorities to control online content. The full report will be available
on the Reporters Without Borders website, www.internet.rsf.org.
Now with a total of 13 journalists detained, Iran
is the biggest prison for the press in the Middle East.
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IRAN
9.06.2004
Un journaliste emprisonné pour des articles publiés
en ligne
Reporters sans frontières appelle à la libération
d'Abbas Kakavand,
ancien journaliste du quotidien conservateur
Ressalat, incarcéré le
7 juin, pour " publication de fausses informations ". Le journaliste
avait signé sur le site gooya.com
plusieurs articles dénonçant la corruption et les rentes politiques dont
nombres de responsables conservateurs bénéficient.
" Cette nouvelle incarcération, témoignage flagrant de la violation systématique
de la liberté de la presse en Iran, intervient quelques jours avant l'ouverture
du dialogue " constructif " sur les droits de l'homme, entre la République
islamique et l'Union européenne. Cette dernière ne semble pas encore avoir réalisé
que depuis l'ouverture de ce dialogue, il y a plus de trois ans, la situation de
la liberté d'_expression s'est dangereusement dégradée. Aucun journaliste
n'est à l'abri de la répression, pas même ceux ayant collaboré à l'un des
journaux les plus officiels de l'Etat. Les sites Internet en persan, qui jouent
un rôle majeur dans la diffusion de l'information, sont de plus en plus étroitement
contrôlés. La République islamique, qui continue de prétendre qu'elle
respecte les normes internationales en matière de droits de l'homme, doit libérer
au plus tôt les treize journalistes incarcérés dans le pays ", a déclaré
Reporters sans frontières.
Abbas Kakavand, mis en examen le 7 juin 2004 par la 6e
chambre correctionnelle du tribunal de Téhéran, a été incarcéré sur-le-champ,
ne pouvant verser la caution de 100 millions de rials (environ 11 600 euros) qui
lui était réclamée. Depuis le mois de février, alors qu'il venait de quitter
Ressalat, Abbas Kakavand avait publié
plusieurs articles dénonçant la corruption du personnel politique dans des
quotidiens réformateurs et sur gooya.com.
Ce site d'informations, très populaire en Iran, avait été bloqué pendant
quelques jours par les autorités avant les élections législatives de février
2004, comme d'autres sites réformateurs. Le 3 avril, il est convoqué par la
justice. Le jour de sa convocation au tribunal, le 7 juin, une interview d'Abbas
Kakavand accusant la plupart des responsables politiques conservateurs et des députés
du 7e Parlement (à très forte majorité conservatrice) de " voler dans
les caisses de la fondation de l'Imam Khomeyni ", pour financer leur
campagne électorale, avait été publié sur ce site. Hadad Adel, actuel président
du parlement iranien, était cité.
Le régime iranien censure des milliers de sites jugés "non islamiques",
harcèle et emprisonne des journalistes en ligne. Malgré tout, le Web iranien
est florissant : les débats politiques sont virulents et les weblogs se développent
à grande vitesse. Reporters sans frontières publiera, le 22 juin 2004, un
rapport Internet sous surveillance
qui rend notamment compte du contrôle exercé par les autorités iraniennes sur
le Net. Ce rapport sera disponible intégralement sur www.internet.rsf.org.
Avec 13 journalistes emprisonnés, l'Iran est la
plus grande prison de journalistes au Moyen-Orient
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(norddelafrique@rsf.org / northernafrica@rsf.org / iran@rsf.org)
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